Colorimètre un outil méconnu

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Je remercie Eric pour avoir contribué cet article et vous encourage à soumettre des articles, des idées ou des suggestions.

Mireille
Colorimètre : kezaco ?
Un colorimètre est un outil de mesure des valeurs des composantes d'une couleur. Vous en utilisez un régulièrement sans le savoir
dès que vous choisissez une teinte dans une palette ou un nuancier. Les plus connus sont le Pantone, le Focoltone, le Toyo... et bien entendu le CMJN, plus communément appelé nuancier quadrichromique (ou quadri), utilisé en imprimerie et qui permet, par le tramage des teintes sur quatre films de couleurs superposés (un pour chaque teinte primaire, cyan, magenta, rouge plus le noir), de rendre la quasi-totalité des couleurs possibles (je dis bien "quasi" car il s'agit finalement d'un compromis, certes fort pratique et usité, mais un compromis tout de même).

Un usage évident d'un colorimètre est la mesure des valeurs d'une couleur qu'on voudrait utiliser. Par exemple pour reprendre une couleur vue quelque part. Si le faire depuis un support papier impose un matériel coûteux dont nous ne parlerons pas ici, Apple a eu la très bonne idée de nous fournir son pendant numérique pour le travail sur écran.

Comment ça marche ?

Caché au fond du dossier "Utilitaires", lui-même perdu en fin de liste du dossier "Applications", le colorimètre numérique est une application toute simple qui peut rendre de précieux services.

A l'ouverture, une petite fenêtre apparaît, qu'on peut laisser dans un petit coin de l'écran pendant son travail. On peut même la laisser affichée par-dessus les autres applications en cochant la case ad-hoc dans les préférences.

Une fois ouvert, il affiche à gauche un cadre qui sert de loupe sur le pointeur de la souris pour visualiser précisément la zone de couleur visée sur l'écran (le facteur de zoom est modifiable dans les préférences). A droite se trouvent les valeurs lues au passage sur une couleur, à-côté d'un carré plus petit qui donne l'échantillon de la couleur visée. Ici, vous pouvez verrouiller la position du pointeur sur la couleur sélectionnée (Pomme + L) et éventuellement conserver la couleur (SHIFT + POMME + H).

Dans le menu sis au-dessus, vous pouvez choisir différents modes de représentation des couleurs, dont celui qui va nous servir pour le développement web : RVB comme valeur hexadécimale, 8 bits.
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Une fois l'échantillon validé, vous pouvez tout simplement, faire un copier-coller de la couleur en mode texte (SHIFT + POMME + C) et l'insérer ainsi directement dans du code html ou CSS.

Voilà, à vous maintenant de trouver à vous servir de ce petit outil bien pratique et de le coupler éventuellement avec l'astuce que Mireille vous décrit sur la possibilité de création de palettes de couleurs personnelles.
Et puis, n'oubliez pas : la couleur est comme la typographie, un outil si vaste qu'on en oublie souvent que son efficacité passe par une utilisation sans excès. Votre site ne sera pas plus beau ni plus plus lisible (encore moins en fait) si vous utilisez des tonnes de couleurs vives et des tonnes de typos de textes différentes. Bannissez aussi les couleurs trop vives sur des fonds trop denses. Ce ne sont que des effets de style qui gênent la lecture, rendent l'ensemble souvent disgracieux et trahissent un manque de réflexion graphique. En la matière, comme souvent pour toute communication, la simplicité marche avec l'efficacité. Mais ce sera peut-être l'objet d'un autre message.

Eric
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